HISTOIRE
Sur ce programme, la SAREV continue la même synergie que précédemment avec des partenaires tels que les cinémas L’Alhambra et Variétés, avec La Minoterie, Le Merlan, Latinissimo, Le Poste à Galène, Le Mur du son, la Librairie des Deux Mondes, le Centre Social Mer et Colline, Aréna, le Centre Culturel Arménien, les Musées, Le Sud de l’Autre, Le Cri du Port, et d’autres...
De larges cycles indisciplinaires se forment. Le cycle de l’objet ludique succède à celui du roman-photo, avant celui du jazz, après les arts lobi... Autant d’occasions pour croiser le cinéma, le design, la littérature, la photo, le théâtre, la danse, les contes, la marionnette, la musique et la gastronomie.
Hans Bouman, Bertrand Rieger, Thomas Dorn, Pédram Yazdi, Vincent Luca.S, Idir Kamar montrent leurs photos.
L’historien Elikia M’Bokolo (Zaïre) nous parle de la mémoire du continent noir, Sylvie Chalaye du racisme au théâtre depuis le seizième siècle.
Olenka Darkowska-Nidzgorski raconte la marionnette en afrique noire, Olivier Barlet parle de cinéma et du regard que porte l’occidental sur les images d’Afrique.
Salia Sanon et Seïdou Boro (Burkina Faso) dansent “Le siècle des fous” (création chorégraphique), la Cie Lonko nous montre la danse traditionnelle mandingue, Paul Ténoga Ouédraogo (Burkina Faso) conte, Tokoto Aschenty (Cameroun) aussi.
Koffi Kwahulé (Côte d’Ivoire) écrit et fait écrire en direct, Mahamet Saleh Haroun (Tchad), Mama keïta (Guinée), Mohamed Soudani (Algérie), Régina Fanta Nacro et Dany Kouyaté (Burkina Faso), Jean Marie Téno et Jean Pierre Békolo (Cameroun), Mohamed Zran (Tunisie) viennent nous montrer leurs films.
On parle de quelques musiciens en concert Vusi Mahlasela et Luis Mlanga (Afrique du sud), Yé Lassina Coulibaly et Yan Kadi Faso (Burkina Faso), de la musique mandingue du trio Ba Cissoko (Guinée Conakry) au jazz dakarois de Nakodjé (Sénégal)...des chants des township d’Afrique du Sud à “Négro et beau” du camerounais Donny Elwood...des chants polyphoniques zoulous des Colenso Abafana Benkokhélo au rap d’Umar (Cameroun)
Quelques oublis sûrement... La liste est longue et bien inspirée, restons en là pour illustrer toute la diversité, toute l’indiscipline indispensable à une bonne respiration. On peut parler aussi des compagnies de Grégoire Vissého (Bénin), de Danaye Kanlanfeï et "Evaglo" de Vicky Tsikplonou (Togo) et leurs marionnettes.
La Bulle-Théâtre prend sa place dans ce développement artistique. Elle se gonflera pour Au Sud du Sud, à Borély dans la cour du château en mai 2001, pour un programme de concerts, théâtre, débat et cinéma sous le titre de Transport en Commun, sur le J4, au vieux port en 2003 pour un programme de jazz et de création chorégraphique, etc.
Elle participe, hors Au Sud du Sud, à des événements tels que Le Printemps des Lycéens à Martigues, la journée des Rencontres Cinématographiques à Bouc-Bel-Air (deux manifestations du Conseil Régional PACA et de sa régie culturelle) ou encore le Festival de Jeune Théâtre de Versailles qui la verra trôner devant les petites écuries du château pendant un mois.
En Mai 2002, Dakar (Sénégal) a célèbré la cinquième édition de la Biennale internationale de l’art Africain Contemporain, initiée en 1992, le DAK’ART.
« ...La Biennale est l’expression d’une volonté politique qui cherche à renforcer la présence des artistes africains contemporains au niveau local et international, c’est à dire qu’elle est la vitrine qui fournit les meilleurs réponses à un appel adressé aux artistes africains résidant sur le continent ou établis ailleurs... Elle se présente comme une référence incontournable dans le circuit artistique africain... Elle est aussi une occasion de réfléchir sur la pertinence et le bien fondé des stratégies appliquées dans son organisation, afin de garantir une crédibilité et une solidarité à ses destinataires. Elle permet au public de se familiariser, d’une certaine façon, avec les propositions artistiques les plus récentes... » Ery Camara (Président du Comité de sélection et du Jury International)
Le DAK’ART a bien sûr un OFF qui affirme son existence avec un étonnant éclat d’énergie. Largement soutenu par la biennale officielle, il accueille, en 2002, une centaine de manifestations dans les lieux les plus insolites. Il y en aura deux fois plus en 2004.
SAREV a créé, dans le cadre de cette biennale d’art, le prix Au Sud du Sud destiné à récompenser l’un(e) des artistes participant à la sélection officielle. Le lauréat est désigné par le jury international et le comité scientifique de la Biennale.
En 2002, le prix “Au Sud du Sud” a été attribué à Ali Chraïbi (Maroc). En 2004, le prix revenait à Maha Maamoun (Egypte)
Ali Chraïbi a été invité pendant un mois à Marseille, du 18 décembre 2002 au 18 janvier 2003, pour une exposition de ses oeuvres et une présentation de la biennale de Dakar à la tour du Roi René (Vieux Port), une série de rencontres professionnelles (presse, artistes, oeuvres, etc.) et un contrat rémunéré pour animer des ateliers dans le quartier de la verrerie (8° art) et le quartier des beaumettes, de la soude et la cayolle (9° art).
Ces ateliers se développeront dans le cadre des actions menées par SAREV à Marseille avec ses partenaires de terrain Mer et Colline et Aréna.
Ali Chraïbi, né en 1965 à Marrakech (Maroc), débute la photo en 1995 dés 1998, il expose au festival international d’art photographique Photo Espana 1998 (PHE) à Madrid, puis, entre autre, en juin 1999 au Couvent des Cordeliers à Paris : “Paris-Casa, suites marocaines”, en juillet 2000 à la 9ème édition du “Festival internacional de las culturas”, Pirineos Sur (Huesca) Espagne. En octobre 2001, il participe aux 4émes rencontres de la photographie africaine de Bamako (Mali) et en juin 2002, au “Salon des cents dans la rue” à Cahors (France). Parmis ses publications, on peut citer “Suites marocaines” aux Editions Revue Noire.
« J’ai scruté l’immensité du monde dans la série Transhumance. A présent, avec mon nouveau travail constitué d’assemblages de photographies, j’explore les entrailles de la Terre, multipliant les ouvertures avec un jeu infini de compositions. Je cherche à percer le secret des origines et de la création. La présence de l’homme est presque un alibi, une échelle humaine récurrente, qui accentue davantage la grandeur et la complicité de l’univers. » Ali Chraïbi
L’exposition s’est déroulée du 21 décembre 2002 au 13 janvier 2003 avec 4450 visiteurs.
Vernissage de son exposition à la Tour du Roi René, sur le vieux port, le 20 décembre 2002.
L’exposition était installée dans les trois étages de la tour avec un thème à chaque niveau : Passage, Transhumance et Suites Foetales.
L’artiste est intervenu dans deux quartiers de Marseille (la Cayole et la Verrerie), avec une série d’ateliers sur l’identité du lieu où l’on vit. Ali fouille, détourne le regard, change le point de vue, fait découvrir des perspectives avec sa sensibilité dephotographe.
Ce festival a proposé un programme de danse contemporaine et de concerts de jazz. Compagnie Kettly Noël (Danse, Mali), Compagnie Emmanuel Grivet (Danse, France), Didier Labbé Quartet (Jazz, France), le trio Melc (Jazz et Free-Pop, France) et Brice Wassy en Quintet (jazz, Cameroun).
20 artistes, 5 oeuvres fines, magnifiques, que l’on a pu croiser au détour d’une aventure commune déja commencée pour la plupart d’entre- eux. En effet, Emmanuel Grivet a travaillé l’hiver 2002 avec Kettly Noël à Bamako autour d’un projet de création commune et Didier Labbé est l’auteur de la musique du spectacle de la compagnie Emmanuel Grivet.
A Marseille, dans la vallée de l’Huveaune, sous le label Djazaïr, une année de l’Algérie en France, cette nouvelle édition développe son programme “les voisins d’en face” à l’Affranchi - Café musique, après une ouverture à la Friche de la Belle de Mai avec une création chorégraphique de Nacéra Belaza (Algérie).
Dans la salle de L’Affranchi transformée pour l’occasion en salle de cinéma se sont succédés les films de Mohammed Chouick, de Yamina Bachir-chouick (Algérie), de Tomaso d’Elia et René Vautier.
Côté musique, le rap de Hamma ,le luth et les contes de Jean David et la musique Gnawa du Diwan de Biskra.
Jean David était programmé pendant le festival pour une soirée en 2 parties, pour les petits d’abord puis pour les grands avec son luth et ses contes du Maghreb.
Il s’est produit 5 fois en “spectacle d’appartement” dans les cités de la vallée de l’huveaune et développe avec ses amis écrivains Philippe Renard et Patrice Favarro un travail de création de contes avec 6 groupes de femmes et 2 groupes d’enfants ; à partir de l’imaginaire ,sur la structuration orale et écrite, la “mise en bouche” et l’édition se façonne tout un programme qui se déroule sur près d’un an.
Ces deux formes d’intervention de Jean David illustrent bien la respiration qui existe entre les temps forts et les actions à long terme menés par SAREV sur le thème de l’identité des lieux où l’on vit et sur la création de réseaux.
On est fin juillet, début août 2004. C’est la pleine lune. Un potager de quelques centaines de mètres carrés pour accueillir 500 plants de légumes et quelques fleurs dont plus de la moitié élevés pot par pot, depuis avril par 300 familles de la vallée de l’huveaune, avec la complicité des partenaires de terrain. Une prairie inclinée, comme un gradin naturel, des arbres pour l’ombre, une tonnelle avec sa vigne pour abriter le coin ou l’on peut manger et se désaltérer, un écran de cinéma et les installations de Béatrice Bonhomme, peintre, plasticienne; voila le décor planté.
En fin d’aprés midi, des contes pour enfants et des histoires pour les grands avec Maxime Dejoux, Jacques Clerc, Clément goguillot et Laurent Daycard conteurs de “la Baleine qui dit vagues”
De la musique Live avec Harry Her Boutik, CS Rajan, Guylaine Renaud, Fred Jonks et Hervé Lacombe
Une carte blanche à la danse de création avec les compagnies CAMPO, SAGA DAWA, Les ZINOPINES, Marie Hélène DESMARIS, Balkis Moustashar, Annette Riffaux.
On est fin juillet, début août 2005. C’est la pleine lune.
La pleine lune nous attend pour cette deuxième édition qui tend de plus en plus vers la danse et le dessin animé. En danse, carte blanche est donnée à Marco Bechérini pour la création d’une vingtaine de moments. En cinéma, Sylvie Frémiot crée « La Pépinière d’Images ».
On retrouve les installations de Béatrice Bonhomme, les contes, les concerts et tout se termine avec la vente aux enchères du potager (pour nos copains du Centre de Ressources de Pikine au Sénégal) et un fabuleux banquet de cent couverts.
Pour la petite histoire, le potager est constitué de 700 plants de légumes dont plus de la moitié aura été cultivée « à la maison », par des centaines de familles de la vallée.
Roman photos à télécharger (512Ko)
Sa programmation est tournée vers la création chorégraphique, même si d’autres disciplines la croisent et la rejoignent.
Le chorégraphe choisi pour 2006 est Marco Bechérini.
Les compagnies sont CAMPO, EX NIHILO (France), ARABESQUES ET MUDRA et ARTIMBANCO (Italie).
La mouture 2006 privilégiera les déambulations.
Jean Leber, violoniste, Philippe Raynaud, électroacousticien, Sophie Urbani, vidéaste et téléaste, Rico, vidéaste, Pom, créatrice de son, Sylvie Frémiot, cinéaste, Béatrice Bonhomme, plasticienne et d'autres artistes graviteront, en création, autour de Marco Bechérini et ses danseurs (site web).
L'idée est que chaque soir, l'une des compagnies nous accueille
« chez
elle » dans le parc, avec Marco Bechérini comme maître d'oeuvre.

La SAREV a choisi Marseille, ville indissociable de son port, cité de tous les mélanges et terre d’accueil, avec sa tradition d’ouverture sur les autres mondes.
Elle y développe son programme Au Sud du Sud sur les mêmes bases qu’au Lavandou (Var).