AUJOURD'HUI
Elle représente une grande partie du territoire de Marseille, à l’est et au sud-est. Elle est continuée au sud par Saint Loup et Sainte Marguerite, en direction de la mer et par La Penne-sur-Huveaune et Aubagne lorsqu’on s’éloigne à l’intérieur des terres.
Sans chercher à faire une étude détaillée
de l’histoire de la vallée, nous pouvons nous rappeler que
pendant une période assez longue du XX° siècle, elle
a été une vallée industrielle et ouvrière présentant
une certaine unité de population et unité géographique.
Aujourd’hui, elle présente des spécificités
qu’il convient d’énoncer.
Plusieurs phénomènes ont affaibli son unité. La percée
de l’autoroute vers Aubagne l’a coupé en deux…d’unité dans
la population.
Face à cette réalité, une démarche joignant études et actions est nécessaire dans plusieurs directions dont les principales semblent être l’urbanisme, l’habitat, les voies de circulation, les transports en commun, l’éducation et la culture. Ce dernier chapitre, la culture, a, seul, le pouvoir de jouer le rôle de catalyseur, de créateur de réseaux et de révélateur de pratiques inconsciemment souhaitées ou consciemment attendues.
C’est dans ce créneau que s’inscrit la démarche
de SAREV.
Il est question de traiter des conditions à mettre en œuvre
sur la vallée pour autoriser le développement culturel et
non pas de traiter de la nature de ce développement. Ce point appartient à la
politique culturelle de la ville et de ses partenaires territoriaux et
autres.
Ainsi, nous sommes un « outils de développement » qui
cherche à mettre en place les conditions nécessaires au déploiement
de l’action culturelle. Cette action culturelle, porteuse d’une
dynamique qui fera que le « courant passe » entre
les habitants et les groupes, servira les autres titres à revisiter
(transports, voies, éducation, urbanisme, etc.). au bénéfice
de tout ce qui procède de l’identité des lieux où l’on
vit et de l’unité de l’ensemble.
Nota : sur le plan du développement culturel, « L’objectif est bien de développer des pratiques, de construire des publics avant que de se préoccuper d’y installer un ou des équipements culturels dont on aurait beaucoup de mal à définir, à priori, contenus et contours ». (Anne Marie Henriot)
Dans cette optique, SAREV, aujourd’hui, sur cette action concernant la vallée, ne se positionne pas comme un équipement culturel mais un déclencheur, un fédérateur d’énergie et de dynamique.